Participation recherchée !

Dans le cadre de l’association à créer pour le Club Informatique, je recherche des personnes souhaitant s’investir un peu ou beaucoup – mais pas trop non plus ! -, et ce, afin de faire vivre l’association.

Dans sa partie grand public, le Club peut être un cadre supplémentaire à d’autres associations nieulaises telles que Familles Rurales ou Joie de vivre nieulaise qui pourront disposer du local aussi bien que d’une aide informatique pour la mise en place de leurs activités. Les associations existantes sont donc bienvenues pour s’impliquer ainsi que toutes les personnes de bonne volonté.

Dans sa partie projet, je souhaite être épaulé par ceux qui ont le goût d’entreprendre, à savoir des jeunes qui n’ont peur de rien, des vieux qui n’ont rien à perdre, des hommes et des femmes qui pensent que faire progresser les projets locaux, c’est donner un avenir à nos enfants et qu’il est même urgent de s’y atteler au vu des enjeux à la connaissance de tous. Une manière de penser où l’on prétend que tout est possible si on y croit, qui ne consiste pas à chercher une difficulté ou un problème pour renoncer mais à se concentrer sur les aspects positifs pour ne pas perdre sa direction, d’avoir l’expérience ou l’envie d’un travail à plusieurs où les egos s’effacent pour créer quelque chose de commun, et préserver, encore un peu plus, le lien entre les personnes.

J’ai un rôle de concepteur, j’écris beaucoup pour proposer des projets sur mes blogs mais n’ai sûrement pas toutes les qualités nécessaires. Et il s’agit donc surtout de se faire une idée du projet. Mon objectif est de voir vivre ces projets, pas d’être partout, et ne demande en finalité qu’à mettre le pied à l’étrier à d’autres entreprenants lorsque le moment est venu de lancer d’autres projets. Je veux rester par contre garant d’une vision à mettre en oeuvre.

Un premier projet pourra être mis à l’étude en partenariat avec une entreprise nationale et d’autres entreprises pourraient s’impliquer dès lors que l’association sera créée. Région et département ont pour leur part déjà proposé une rencontre pour discuter d’un accompagnement.

Toutes les personnes inscrites sur le blog recevront une invitation pour en discuter, ou vous pouvez me contacter d’ores et déjà à laurent@clubinfo85.fr . D’autre part, plus vite il y aura d’abonnés sur ce site ou Facebook à @clubinfo85, plus vite ce Club aura de chances raisonnables d’ouvrir de part l’intérêt manifesté !

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Choix du local et début de la construction

Le choix du local

Rénover une ancienne cave en longère, mitoyenne à ma maison, m’était venu à l’esprit afin d’en faire un local pour y travailler avec des collègues sur un projet logiciel. Pour autant, la charpente du toit était hors d’usage, à moitié effondrée, et les poutres, totalement fléchies et pourries. Quant au mur en contrebas, beaucoup trop penché, il n’était plus viable pour avoir eu à supporter une charge importante tout en prenant l’humidité.

Compte tenu qu’il était possible de travailler à plusieurs par conférence vidéo et que cet enjeu du local n’était donc pas prioritaire, l’idée ne m’est revenue que plus tard avec ce projet de Club Informatique.

A l’origine, ce local était une cave en pierre avec un toit à un seul pan. Vaches et cochons s’y retrouvaient à l’abri, à proximité d’un petit étang situé sur le côté. Etang qui fut asséché et rempli de terre, puis a permis d’étendre un jardin public placé à côté de l’espace Jeunes et de la cantine scolaire de Nieul le Dolent.

Et il y avait du potentiel … Ou autrement dit, beaucoup de travail !

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Déblaiement, première rencontre avec un agriculteur 😉

Quelques m3 de terre avaient été entreposés dans cette longère en provenance de dépendances situées à côté de ma maison, il y avait donc déjà de quoi faire. Un copain engagé dans l’agriculture m’avait conseillé de voir avec un paysan tandis que ces derniers ont souvent besoin de terre pour combler des fossés ou faire des passages.

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C’est ainsi que je rencontrais Adrien à la déchetterie, par hasard  et pour la première fois. Facile à reconnaître, en effet, quand les autres usagers viennent en voiture, lui, il vient avec un immense tracteur pétaradant. Après discussion, il me proposait de passer chez lui quelques jours plus tard, vers 12h30, à sa cave ! L’horaire ne me disait rien de bon, pour tout dire, je craignais le pire ! Le jour venu, arrivé au pas de la porte, je fus invité à franchir le rubicon. En quelque sorte, je me jetais à l’eau, mais là, il se trouvait que c’était plutôt de l’eau de vie. Tergiversant, forçant ma timidité, laissant mon verre suffisamment rempli pour que cela ne vaille pas la peine de le remettre à niveau, je pensais encore pouvoir en ressortir digne et intègre tant et si bien qu’Adrien finit par lever la session. C’est à ce moment où je crus l’affaire entendue, que j’abaissa ma garde et pensa pouvoir en profiter pour finir mon verre que je commençais d’ailleurs à apprécier de plus en plus. Et sans préjuger du volte-face imminent. Ni une ni deux, annulant le départ, Adrien m’interpella en prétextant que j’allais quand même pas partir sans en reprendre un petit dernier tout en joignant le geste implacable à la parole, d’un mouvement décrivant une parabole quasi parfaite, enchainé avec une mise en rotation de la bouteille à sa main permettant d’initier de main de maître un vortex d’écoulement du fluide dans le verre, achevant un sans une goutte à côté, en un temps optimal et un remplissage quasi à ras bord d’un Pinot bien goûteux à vous en faire dilater les pupilles.

Moralité: deux conseils sont à retenir avec un paysan: ne jamais essayer d’être plus malin qu’eux, et faire attention à la marche en sortant 😉

Et les m3 de terre déblayés furent destinés à la construction d’une digue le long d’un plan d’eau non loin du village.

Pioche, pelle, et brouette

Le parfait indispensable de la construction passe par les trois fondamentaux: la pioche pour préparer le terrain, la pelle pour ramasser la terre, et la brouette pour la transporter jusqu’à la remorque.

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Souhaitant récupérer les pierres à la fois pour le Club mais aussi pour d’autres constructions, et ayant voulu conserver par ailleurs un linteau, je n’ai pas trop cherché à faire décaisser le local par un engin. J’y ai donc consacré un temps considérable mais loin d’être si inutile.

A une époque où l’on croit encore que sauter les étapes est un moyen d’aller plus vite et mieux, peut-être faudrait-il commencer par changer notre rapport au temps et voir ce qu’on laisse de côté.

Ce fut encourageant d’avoir eu de l’aide d’Adrien et aussi de Pierre, mon voisin pour m’avoir prêté notamment sa brouette de compétition. Et  j’ai aussi développé une force physique non négligeable à ainsi pelleter. Non seulement utile pour travailler manuellement mais aussi extrêmement importante pour pallier plus tard à des situations de travaux où une insuffisance de force peut facilement entrainer une petite catastrophe ou même un accident corporel.

Une pelle, c’est aussi apprendre à lier le rythme de son travail sur celui de sa respiration, à accepter humblement un travail nécessaire mais peu gratifiant, et enfin, être confronté à l’enjeu de devoir trouver plus d’énergie afin de travailler. A ce titre, je témoignerai que beaucoup boire d’eau et s’accorder de courtes pauses allongé m’ont été utiles.

Les surprises du terrain

Mon voisin Pierre m’avait prévenu, une veine très dure passait non loin des fondations des murs que j’étais en train de creuser. Et en effet, c’est au marteau piqueur qu’il a fallu attaquer une roche située en profondeur. Ce fut la mauvaise surprise, mais à quelque chose malheur est bon, car en creusant et récupérant les pierres, c’est ainsi que j’ai découvert que certaines d’entre elles étaient plutôt jolies.

Et les voici, ci-dessous. Ce sont des cristaux de quartz aimablement identifiés par l’Association Vendéenne de Géologie:

A ce sujet, l’AVG organise régulièrement des sorties sur la région afin de partager la découverte de la géologie vendéenne.

Enfin, dernier mot avant de finir l’article: à des endroits où le mur était le plus affaibli, j’avais retrouvé des fioles d’alcool mélangées à la terre servant de liant entre les pierres …

Un Club Informatique en pleine campagne

L’idée de créer ce Club Informatique m’est venue peu après mon arrivée en Vendée, après s’être installé sur la commune de Nieul le Dolent.

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Probablement parce qu’un cadre de campagne résume bien cette idée que tout n’est pas déjà figé dans le béton, que la nature est encore là comme source de découvertes, et qu’il reste encore de la place pour imaginer et rêver d’un avenir qui n’est pas écrit.

Au coeur de ce goût de la découverte, il y a l’Informatique et les Mathématiques qui ont en commun ce syndrome de l’Eurêka, ce passage parfois fulgurant du problème à une solution originale, où, de l’obscurité et de la confusion il y a passage à une compréhension évidente de la nature des choses dès lors qu’a surgi l’idée. C’est d’abord ce côté intuitif pour comprendre ou créer qui unit des personnes différentes pour arriver ensemble à quelque chose de nouveau.

L’Informatique, c’est tout autant avoir des idées que construire patiemment des systèmes logiciels complexes. Avec des architectures et conceptions qui peuvent être très belles et dont l’étude vous éclaire, vous rend comme plus intelligent tout simplement parce qu’elles vous offrent à l’oeil nu la transformation d’une complexité en des concepts clairs et élégants mis en relation parfois subtilement. Et ce travail de construction se marie bien à la fois avec le côté artisanal et aussi une philosophie de vie où l’on considère que la nature est bien faite. Quoi alors de plus naturel que s’en inspirer consciemment, et plus encore, de le vivre tout simplement au coeur de la campagne.

Et un peu à l’image de ces villages californiens, cela relève aussi de ce mythe des startups de l’Informatique qui sont montés dans des garages avec des moyens très limités.

L’esprit dans la Silicon Valley – à ses débuts – c’était aussi aller à la rencontre des autres, de présenter des projets tels des pionniers au temps de la conquête de l’Ouest arrivant de toutes parts sur un nouveau champ d’exploration, à la recherche des fameuses pépites. Des pépites qui seraient d’abord plus des nouvelles idées qui participent à changer le monde que des $ à se mettre dans la poche. Et cet esprit est encore d’actualité en Informatique et même plus que jamais, dans la mesure où nulle limite ne semble être donnée à la capacité d’inventer, et que chaque nouvelle phase d’innovation majeure ouvre de nouvelles perspectives à investiguer jusqu’au prochain cycle de rupture de l’existant.

Reste que cet enthousiasme n’est plus forcément le même y compris en Californie tandis qu’endosser la bonne posture est devenu la règle dans un monde d’affairistes qui prétend le plus souvent réduire cette discipline à une industrie tandis qu’en réalité, elle reste profondément artisanale. A cette différence, et elle est d’importance, que les outils disponibles sont devenus plus puissants que jamais et démultiplient les capacités à rendre possible la mise en action et la réussite de nouveaux projets.

La Silicon Valley, depuis la France, cela représente toujours quelque peu le rêve américain, alors que sur place, les américains vous expliquent qu’ils ont suivi le modèle des petits villages français et que leur culture est imprégnée du rêve français de la Côte d’Azur des années 60. Bien avant toutefois que celle-ci ne soit bétonnée à outrance.

Dans un monde où la technologie est partout même si elle relève souvent plus du gadget que du moteur d’évolution vers un autre modèle de société, rien donc de plus naturel que de créer un Club Informatique à la campagne, et a fortiori si c’est près de l’océan, celui-là même dont l’horizon est sans limites.

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